Permanence

Créé en 2016 par Alex Metzinger, c’est le premier projet de la compagnie. Il avait vocation à faire découvrir ou redécouvrir des textes à ceux qui vont régulièrement au théâtre comme à ceux qui n’y vont jamais, à travers la fable d’un candidat à l’élection présidentielle. Et éclairer l’histoire d’aujourd’hui par celle d’hier.

Photo Lecture Le Bar commun

Lecture à l’occasion de l’inauguration du Bar commun à Paris

Un comédien de la compagnie se déplace chez des particuliers, associations, ou entreprises, théâtre, bars, à l’occasion d’une soirée avec le seul engagement, pour les personnes invitantes, de trouver ceux qui nous inviteront ensuite, et ainsi créer une chaîne pour porter ces textes là où ils n’auraient pu arriver autrement. Avec de plus de 60 représentations, la compagnie a rencontré un large public, parfois très éloigné du monde théâtral.

Les textes ont été choisis à partir de ce constat : notre rapport à l’information et au monde a profondément changé par le développement des réseaux sociaux, chaînes d’infos en continu, etc. Conséquences directes ou indirectes : un de manque de recul, d’analyse, de discernement, et un emballement vertigineux… En relisant des textes sublimes de Shakespeare à Anouilh en passant par Montherlant, on prend la mesure de la permanence de grands questionnements politiques une permanence qui tempère, qui ouvre d’autres perspectives.

Découvrez ci-dessous un extrait de Permanence. Le texte est issu d’un ouvrage de Georges Feydau, Les Réformes, il date de 1885 :

« Et d’abord, je réforme tout ! Je suis pour la réforme, moi !…Ainsi, tenez, la révision, puisque nous en parlons, la fameuse révision ! Qu’est-ce que c’est ? On veut réformer la Constitution ! C’est parfait ! je ne la connais pas, moi, cette Constitution ; mais il est évident qu’elle a besoin de réparations parce qu’il n’est pas de si bonne Constitution qui ne se détériore avec le temps. Alors il s’est agi de s’entendre. C’est pour cela qu’on a réuni le Congrès… et on n’a rien entendu du tout ! On a crié si fort, qu’il n’y a que les sourds qui ont entendu quelque chose, et que ceux qui entendaient en sont revenus sourds. »